Suite et fin du voyage


On s’était laissé à Bryrup avec des prévisions météo qui s’annonçaient mauvaises pour le lendemain. Et bien il a pas fallu attendre le matin car durant la nuit c’est le déluge ! Et quand c’est le déluge au-dessus d’un camping-car, à l’intérieur, c’est un peu une rave party ! ça s’annonçait mal et bien c’est pire. On doit décider quoi faire. C’est soit on va visiter Aarhus, deuxième ville du Danemark, et ses musées soit on descend en direction de l'Allemagne en faisant un stop à Ribe qui est une ville médiévale du Danemark assez sympa.


RIBE


Finalement, on analyse les prévisions météo à 3 jours, même si ça change en 3 heures par ici, et on voit que les prévisions sont bonnes pour la côte allemande. On opte alors pour Ribe car ça nous permet de nous rapprocher de la frontière allemande.


Une heure et demie de route sous une pluie torrentielle mais en arrivant à Ribe c’est plutôt calme. Le ciel est chargé, certes, mais pas de pluie ou alors très légère.


On va direct au resto, où on attendra une bonne heure avant de recevoir nos plats. Pas des foudres les Vikings ! On se dirige ensuite vers la cathédrale qui est un peu l’attraction de la ville. C’est vrai qu’elle est belle. On grimpera en haut du clocher. Il est haut 50 mètres et il faut monter ses 250 marches pour atteindre le sommet et avoir une vue à 360 degrés de la ville. C’est sacrément serré et les distances de sécurité vont gentiment se faire voir lors des croisements entre ceux qui descendent et ceux qui montent. Mais on vous l’a déjà dit, c’est des Vikings ici, immunité naturelle contre le Covid. On espère avoir été immunisé nous aussi en mangeant du Solaeg…


Il existe également un village Viking qui avait l’air sympa mais la météo et les horaires danois (fermeture à 17.00) ont fait que nous avons dû « bypasser » cette visite.


LES ILES DE LA FRISE


Le lendemain on se réveille tôt. Mais que voit-on dans le ciel ? Le soleil ? On se frotte les yeux pour être sûr, mais oui il fait beau ! « Papa y a des nuages ». « Tais-toi ils comptent pas ceux-là ». Non, c’est pas encore le grand ciel bleu mais on peut dire que les prévisions étaient justes. Nous nous dirigeons en direction de Niebüll en Allemagne. Là-bas, on doit prendre le train qui nous amènera sur l’ile de Sylt. Sur la route, le passage de frontière se fait comme une lettre à la poste. En fait, les allemands ne contrôlent pas. Pas la même histoire en sens inverse où les Danois arrêtent toutes les voitures. Une fois la douane passée, on passe d’un "no man’s land" au Danemark à toute une série de supermarchés discounter côté allemand avec des parkings remplis à 90% de plaques danoises. Ça nous fait penser à un lieu qui nous est familier tout ça…


On arrive à Niebüll et on doit vérifier si le camping-car peut être garé dans le parking de la gare. 3m30 de hauteur le camping-car, et ouais ! Bon ça passe il y a une partie du parking qui est à ciel ouvert. On prend donc le train. Le train pour aller sur une île ? Oui, une digue/pont ferroviaire (Hindenburg Dam) a été ouvert en 1927. Cela permet d’avoir une ligne directe entre Hambourg et Sylt (trajet de 3 heures). Ceci pour le plus grand bonheur de la Jet Set hambourgeoise qui en a fait sa Saint-Tropez.


SYLT


Depuis Niebüll, c’est environ 30 minutes de train pour atteindre Westerland, le centre urbain de Sylt. Ici, on veut louer des vélos pour parcourir l’île. Dès la sortie de la gare vous avez pléthore de loueurs de vélo. C’est un business qui roule ! Ouais ok, elle était facile celle-là. Au vu de l’urbanisation plutôt importante, on décide que Mattias n’aura pas son propre vélo. On cherche donc un vélo avec siège bébé. Vous imaginez bien qu’on est pas les seuls à en avoir besoin et comme on arrive sur l’île à 11.30 et bien c’est compliqué de trouver ça. On finit par trouver un tandem chez un loueur. On est allé à 3 sur un tandem en Chine, c’est pas un « vrai » tandem allemand qui va nous faire peur ! Oui mais celui-là il est spécial car l’enfant est devant !


Bon finalement, c’était facile et Mattias était enchanté d’avoir l’impression d’être aux commandes. On part en direction du nord et on est tout de suite frappé par les toits en chaumes des maisons. Les trucs sont coupés aux lames de rasoir. Une précision qui fait concurrence à la taille de barbe de papa. Et comme c’est beau, les toits pas la barbe de papa ! S’en suivra la traversée de hameaux, quartiers où l’on reste bouche bée devant les constructions. Un mélange de modernité et tradition qui donne un esthétisme plus que réussi. On est sous le charme.


La nature n’est pas en reste. Les immenses plages, les dunes, les étendues de prairies, on roulera presque deux heures les yeux écarquillés. Et puis il y a l’attraction des plages du nord de l’Allemagne : les Strandkorb. Traduction : les corbeilles de plage. C’est une première pour nous, italiens, habitués à l’ «ombrellone» et aux chaises longues. C’est assez particulier ces espèces de commodes à tiroirs sur la plage. Mais pour la photo, c’est superbe !


En fin de journée, on reprend le train en direction de Niebüll, non pas sans s’être fait engueuler par le chef de gare pour être montés dans un train qui démarrait. En fait, papa et Mattias sont même redescendus du train alors qu’il avait démarré. Tout ceci après que maman ait pousser une gueulante dont elle seule a le secret.


Nous reprenons notre maison sur roue et nous dirigeons vers Dagebull qui est la ville portuaire d’où partent les ferry pour les autres îles de la Frise. Notamment Föhr et Amrum que nous voulons visiter ces prochains jours. On prend notre place au camping qui se situe à 5 minutes de l’embarcadère. Camping très austère, sans jeu pour les enfants, et où il n’y a pas de place réservée. On s’installe là où il y a de la place.


FÖHR


Le lendemain on se réveille encore une fois sous le soleil. Ça fait du bien quand même ! On prend le ferry de 9.30 qui nous amène sur Föhr en 40 minutes. Ici aussi on visitera l’île à vélo. Mattias a tellement aimé le tandem de la veille qu’il veut réitérer l’expérience. Ici aussi c’est compliqué de trouver la bonne solution pour nous 5. C’est finalement chez un loueur à 10 minutes de l’embarcadère que nous trouverons un tandem et des vélos enfants. Mais cette fois-ci, Mattias sera derrière. Tandem un peu plus classique.



L’île de Föhr s’est autoproclamée les Caraïbes frisonnes. En effet, vous verrez partout l’inscription «Föhr - Frisiesche Karibik ». Et c’est vrai que l’île apparait tout de suite comme une station balnéaire qui nous est familière. Plages avec paillottes et promenade juste derrière avec bars, restos et boutiques. Alors on vous le dit tout de suite, ne cherchez pas l’eau turquoise sur les photos, y a encore du boulot de ce côté-là.


Bien entendu les fameux « Strandkorb » ne pouvaient pas manquer. Alors ici ils sont très colorés. Vert, blanc, jaune, bleu, c’est beaucoup plus « joyeux » que Sylt et ça nous plaît énormément. On ira tout au nord en vélo. Par rapport à Sylt, l’île n’a pas une nature aussi photogénique. Pas de dunes, pas de grandes étendues. En tout cas pas la partie de l’île que nous avons visitée. Ici on mangera sur la plage sous un soleil radieux.


On rentre à notre camping par le bateau de 17.50 après avoir raté celui de 16.50 pour une minute ! Ouais là sauter du bateau en marche c’était plus délicat que le train.


Pour le lendemain, nous avions prévu d’aller visiter Amrum qui est la troisième île de la Frise la plus connue. Mais on avait pas bien vu les horaires. Il faut presque deux heures de bateau depuis Dagebull car la plupart des ferry font d’abord un stop sur Föhr. De plus, ce soir nous devons quitter la côte pour nous rapprocher du lieu où l’on doit rendre le camping-car. Il doit être rendu le lendemain entre 9.00 et 10.00. Et ici, nous sommes à 2 heures 30 du lieu. Donc si on veut pas se réveiller à 5.00 du mat il faut qu’on fasse de la route ce soir.


Finalement, Föhr nous a beaucoup plu alors on s’est dit que pour ce dernier jour ça allait être plage et rien d’autre ! On y retourne avec grand plaisir. Il fait 20 degrés...c’est la canicule ! On louera un Strandkorb...on était un peu obligé quand même !


Voilà c’est l’heure de retourner à Hambourg où nous passerons la journée à flâner sur les quais et la dernière nuit avant le retour sur Genève.


Ici s’achève notre voyage dans le Nord de l’Europe. Que dire sur ces 3 semaines si ce n’est qu’elles nous auront tout de même laissé un goût d’inachevé. Ceci uniquement pour des raisons météo ! En effet, la destination nous importait assez peu. Le fait de ne pas pouvoir aller en Suède ne nous a pas du tout frustré. Par les temps qui courent nous voulions simplement profiter de la nature et être ensemble. Malheureusement, la météo ne nous a pas permis de profiter pleinement de l’extérieur et on s’est tout même souvent retrouvé à l'intérieur du camping-car. C’est dommage car les paysages danois et ceux des îles de la Frise méritent sincèrement le détour ! Le Danemark a des villes avec une architecture très colorée qui donne une ambiance chaleureuse et détendue. La nature prend bien entendue une place prépondérante dans le paysage.


Une combinaison Danemark-îles de la Frise permet d'allier le balnéaire à la nature. Le camping-car est idéal pour les déplacements familiaux. Tout est simple et très bien prévu pour les familles. En revanche, il faut consulter un oracle pour la météo car les applis ne suffisent pas. Peut-être même qu’un voyage à Lourdes serait nécessaire avant de venir au Nord !


A bientôt pour des nouvelles aventures…COVID permettant !

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