JAMBO !


Nous partons de Doha à 9h du matin pour arriver, après 6 heures de vol, à 15.00 à l’aéroport de Kilimandjaro. Kilimandjaro qu’on admirera d’ailleurs depuis l’avion. A l’atterrissage c’est le choc thermique ! On passe de 42 degrés à Doha au 14 petits degrés d’Arusha ! ça caille ! On s’y attendait un peu mais on est jamais assez préparé à ce genre de changement ! En effet, nous repassons dans l’hémisphère sud et c’est donc l’hiver. Si on y ajoute également que Arusha se trouve à 1400m d’altitude, ça explique un peu la température...


A la sortie de l’aéroport, notre guide francophone Bruno, nous attend avec notre 4x4 6 places qui nous emmènera sur les routes des parcs nationaux tanzaniens. Avant ça c’est à notre lodge qui se trouve à une heure de l’aéroport qu’il nous conduit. Nous avons réservé notre safari avec l’agence locale Big Cats Safari. Sans guide, on entre pas dans les parcs. Sans guide, on verrait pas grand-chose des animaux les plus intéressants et recherchés…


On avait choisi l’Afrique comme dernière étape de notre tour du monde en se disant que le changement radical de paysage et de culture, nous ferait un peu moins penser au retour. Plutôt réussi pour l’instant.


Lac Manyara


Après une nuit glaciale, nous partons en direction du Lac Manyara. Le lac s’étend sur 50 kilomètres au pied des falaises brunes et rouges, hautes de 600 mètres, qui caractérisent la vallée du Rift. Ernest Hemingway a décrit le Lac comme « le plus beau qu’il ait jamais vu »…Il avait pas vu le Lac de G’nève, Ernesto !


Le safari commence ici ! A peine entrés dans le parc, une colonie de babouins nous saluent sur la route. Quelques minutes plus tard, c’est immédiatement 3 éléphants qui apparaissent dans la jungle dense ! Et le premier « Big Five » sur la liste. Dans tout safari qui se respecte on cherche à observer les « Big Five », 5 animaux représentatifs de la savane africaine : l’éléphant, le lion, le buffle, le léopard et le rhinocéros.



Sur la piste du lac Manyara, se succéderont les éléphants, les girafes, les zèbres, les hippopotames, les gnous, les singes bleus et…les buffles. Deuxième « Big Five » ! Pas de félins ici au Lac Manyara. Bruno, notre guide, nous explique qu’il y a rarement des lions là où vivent les Maasaï. Ils en ont peur. Les Maasaïs sont le peuple nomade emblématique des régions du nord de la Tanzanie et du sud du Kenya.



Notre premier contact avec l’Afrique est déjà un coup de cœur. Les enfants sont surexcités et crient à chaque nouvel animal qu’ils aperçoivent. Ils ont une checklist des animaux les plus emblématiques qui peuvent être aperçus et « tick » à chaque fois qu’ils en voient un.


Serengeti


Le deuxième jour, nous partons à 8.00 en direction du parc du Serengeti. C’est 4 heures de route qui nous attendent. Le Serengeti est le plus grand des parcs tanzaniens et certainement aussi le plus connu et le plus symbolique pour sa grande migration qui voit défiler 1 million de gnous, 200'000 zèbres et 300'000 gazelles de Thomson ! Les Maasaïs ne sont plus autorisés à vivre dans le Serengeti depuis la création du parc dans les années 50. Ce qui veut dire que beaucoup de lions y vivent « paisiblement ».



Pour arriver au Serengeti, nous traversons la zone de conservation du Ngorongoro que nous visiterons le dernier jour du safari. Il s’agit de monter un cratère puis de redescendre de l’autre côté. La première vue sur les plaines du Serengeti est à tomber ! L’impression de liberté procurée par les grands espaces qui caractérisent ces plaines est magique. On admire de la savane brûlée par le soleil jusqu’à l’horizon miroitant au loin. Ici, dans le Serengeti, nous redescendons à une altitude de 600 mètres environ. Il fait beau et chaud.

Dès notre entrée dans le parc, ce sont des troupeaux de zèbres, gazelles et gnous à perte de vue qui s’offrent à nous. Là on repense à notre réaction de surexcités le jour précédent quand on avait vu trois zèbres, et ça nous fait bien marrer. Notre premier prédateur sera une hyène. C’est très moche dira Julian !



On s’enfoncera un peu plus dans la savane et nous admirerons notre premier lion…qui dort. Faut dire que le roi des animaux était très attendu par notre blond. Le lion n’est pas monnaie courante en Suède. Il implorera le lion de se réveiller mais rien n’y fera. Julian de son côté a plutôt peur et espère que le lion ne se réveille pas.


Plus loin, nous admirerons des lionnes sur un rocher en train….de dormir. Puis, dans l’herbe haute, nous apercevrons enfin le roi des animaux dans toute sa splendeur. Réveillé et plein de grâce, impossible de ne pas tomber sous le charme d’un tel animal. Sauf peut-être pour notre brésilien qui n’est pas très rassuré de voir ce félin se balader.



La journée finira en « demi » apothéose par l’observation d’un léopard perché dans un arbre. « Demi » seulement, parce qu’il était un peu loin. Avec les jumelles, toute la famille a pu apprécier le pelage magnifique de l’animal. Nous étions juste sous l’arbre où la bête avait « rangé » sa proie. Tout en haut. Impossible de lui piquer à cette hauteur ! C’est juste dommage qu’il n’ait pas inversé les arbres…la proie dans celui au loin et lui dans celui juste à côté de la piste !



Après deux jours de safari, nous en sommes déjà à 4 « Big Five » ! Le rhinocéros ne sera pas pour le Serengeti, il est plutôt observable dans le cratère du Ngorongoro. On verra.



C’est encore les étoiles pleins les yeux que nous allons à notre lodge qui est juste exceptionnel. La vue sur la savane est à couper le souffle. Il y a aussi une piscine à débordement mais on a pas osé…brrrr ! Petite anecdote, dès le coucher du soleil vous ne pouvez plus sortir de votre tente. C’est avec un guerrier Maasaï vous escortant que l’on fait le chemin jusqu’au restaurant du lodge. Un fauve peut vous attaquer à tout moment. Ça rassure !


Vols en montgolfières


On avait décidé il y a quelques mois de casser la tirelire et de faire un vol en montgolfière au-dessus du Serengeti. A Bagan au Myanmar, seul papa avait voler en montgolfière car les enfants de moins de 1m37 n’étaient pas acceptés. Ici c’est minimum 7 ans donc seul Mattias n’était pas autorisé à voler. C’est en binôme que nous effectuerons les vols. On allait quand même pas laisser le blond seul au lodge ! C’est donc un jour papa et Chiara qui voleront puis le jour suivant maman et Julian.



Le réveil est très matinal : 4.30 ! On vient nous chercher à 5.15. Après 30 minutes de voiture, nous arrivons au lieu de décollage des montgolfières. Première grosse différence avec Bagan, ici il n’y a que 5 montgolfières qui s’envoleront. A Bagan, c’était certainement une centaine ! Deuxième différence, le décollage. Ici, c’est assez spécial. On décolle avec la nacelle allongée par terre et nous à l’intérieur à l’horizontal. En quelques sortes, allongés par terre. Si maman et Julian ont eu un décollage facile, papa et Chiara, eux, ont plutôt dégusté ! En effet, il y avait du vent et la nacelle ne se redressait pas. Ce qui fait qu’elle a été trainée à l’horizontale sur plusieurs dizaines de mètres. Ce qui donnait de sacré de coup. On apprendra à la fin du vol que nous sommes passés à deux doigts de l’annulation.


Le vol est absolument merveilleux au-dessus de la savane africaine. Ce qui fera dire à papa que le paysage admiré est plus beau ici qu’à Bagan. On contemplera le lever du soleil sur le Serengeti. Puis en vol, nous apercevons des lions, des hippopotames, des gnous, des zèbres. Sincèrement, on s’attendait à voir beaucoup plus d’animaux. On aurait surtout aimé passer au-dessus de gigantesques troupeaux d’animaux courant dans la savane, comme dans les reportages animaliers ! C’est aussi une question de chance. Il y avait bien des troupeaux mais jamais sous la montgolfière. Dommage et on est un peu déçu.


L’atterrissage également n’a rien à voir avec celui à Bagan. Au Myanmar, des gens attendaient pour arrimer au sol la montgolfière qui atterrissait à la verticale. Ici c’est chaud ! L’atterrissage se fait comme au décollage : à l’horizontale. C’est-à-dire que la nacelle est trainée au sol, avec vous allongé dedans, jusqu’à son arrêt complet. Papa et Chiara ont tapé de sacrés coups au sol ! Pour maman et Julian se fût plus soft.

Comme à Bagan, c’est champagne à l’arrivée ! Tout vol en montgolfière se célèbre avec un verre de champagne ! C’est la tradition. Enfin, un petit-déjeuner nous est servi au milieu de la savane. La scène des tables dressées au milieu de la brousse est absolument époustouflante. Et prendre son p’tit déj ici c’est magique !

Nous sommes absolument ravis d’avoir fait ces vols. Julian et Chiara ont été enchantés et en redemandent.


Après les vols, nous avons passé nos journées dans le Serengeti. Nous réussirons à voir un guépard avec son petit, des lionnes perchées dans les arbres, encore des lions, un léopard qui jouait à cache-cache dans les buissons et une piscine à hippopotames.


Il y a tellement d’animaux partout dans le Serengeti que papa avait l’impression d’être dans un parc animalier avec enclos ou dans un zoo. C’est très paradoxal comme sensation mais c’est un peu l’effet secondaire d’avoir fait de « faux safari » en Europe.


Zone de conservation du Ngorongoro


Après 3 jours passés dans le Serengeti, nous partons pour la zone de conservation du Ngorongoro. 3 heures de route plus tard, nous arrivons au sommet du cratère qui délimite la zone de conservation. La vue est à couper le souffle. S’étendant sur plus de 20 km, le cratère est un écosystème à part entière. Les animaux présents ici ne sortent pas et il n’y en a pas d’autres qui y entrent non plus. La nourriture y est présente en suffisance et l’eau également.



Nous sommes ici surtout pour essayer d’apercevoir notre dernier « Big Five » : le rhinocéros ! Il y en a une vingtaine qui vivent dans le cratère.


Nous descendons la route escarpée pour arriver à l’intérieur du cratère. En bas, on se retrouve au milieu des troupeaux de buffles, zèbres, gnous et les colonies de babouins. Une hyène également rode autour des troupeaux. Nous prenons la route de la forêt où nous y verrons des éléphants, puis nous ferons beaucoup de piste à la recherche du rhino sans succès. C’est au bord d’un marécage rempli d’hippopotames que nous déjeunerons à midi. Après déjeuner, c’est motivé que nous repartons à la recherche du rhino. Nous tournerons dans le cratère pendant deux heures sans succès. Bruno qui est connecté par radio avec les autres voitures est pessimiste car aucune voiture n’a vu de rhinocéros aujourd’hui. Ils se cachent certainement dans les montagnes. Bon arrêtons le suspens ici. Non, nous ne verrons pas de rhinocéros. Les enfants (et les parents) sont très déçus. Ils ne pourront pas cocher la case du rhino !



Malgré le rhino, ce safari restera un moment fort de notre tour du monde.


Nous rentrons à notre lodge sur les hauteurs du cratère. Le lendemain nous partirons en direction de l’aérodrome d’Arusha. Là, nous attend un petit avion à hélice de 15 places qui doit nous emmener sur l’île de Zanzibar, dernière étape de notre tour du monde.


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