PEKIN


Nous partons de Shanghai en train. Après trois jours à parcourir la ville, on est comme chez nous. On va prendre le métro, on récupère les billets et hop on est dans le train ! Même à l’arrache on est facile ! Le train pour Pékin est un « G train ». Une fusée dira le suédois. Et on ne peut pas lui donner tort. Les 1100 km qui séparent Pékin de Shanghai sont avalés en 4h30 et 4 arrêts. Vitesse moyenne de 245 km/h avec une vitesse de croisière de 310 km/h ! De la balle ! Dans le train, des dames passent toutes les demi-heures pour nettoyer par terre ! Encore une fois, on est bien loin de la Chine profonde.


Nous arrivons à Pékin peu après 13.00 et on ne veut pas se casser la tête pour manger donc c’est McDo à la gare. Y a des bornes, super comme ça on peut commander tranquillement sans risque de mal se faire comprendre. On saisit toute la commande et là l’appareil n’accepte pas les cartes de crédits étrangères ! ça nous est arrivé assez souvent. C’est plutôt compliqué de payer avec nos cartes de crédits. En revanche, il y a le paiement disponible par ApplePay un peu partout. Alors on l’a installé. Il faut dire que les chinois paient presque tout avec le téléphone. A tel point, que l’on trouve des codes QR un peu partout : magasins, épicerie, donations dans les temples, même les artistes de rue ont leur code QR qu’ils mettent dans le chapeau destiné au pièce de monnaie !



Hutong


On prend le métro pour arriver à notre hôtel qui se trouve dans un Hutong près de Dongcheng. Les Hutong sont des ruelles étroites où vivent beaucoup d’habitants de Pékin dans des maisons chinoises traditionnelles. C’est très authentique et on est vraiment au milieu des Pékinois. La différence avec Shanghai est saisissante en terme d’architecture. Ici pas de tours, pas de gratte-ciel.


Place Tian’Anmen


Notre première visite sera l’emblématique Place Tian’anmen, lieu des manifestations du printemps 1989 et qui se terminèrent en massacre le 4 juin de la même année. Ici, on a droit tous les matins, et tous les soirs, au lever et à la descente du drapeau chinois. C’est la garde nationale qui s’en charge dans un protocole bien huilé. On ira assisté à la descente du drapeau. La place se trouve juste en face de l’entrée de la Cité Interdite ou trône la photo de Mao Zedong. Sur la place, il y a d’ailleurs son mausolée qui peut être visité. On passe moult poste de sécurité avec contrôle des passeports avant d’accéder à « la » place.


En attendant la descente du drapeau, l’attraction des Chinois c’est un blond, un brésilien et une précieuse. Tous les chinois amènent leur progéniture pour qu’elle soit prise en photo avec nos enfants. Ils sont d’ailleurs tous impressionnés par le fait que nous ayons trois enfants. La politique de l’enfant unique n’est plus appliquée mais on sent qu’elle est encore bien présente dans l’esprit des gens.


Il y a du monde sur la place mais pas autant qu’on pourrait imaginer. Le drapeau est descendu juste après le coucher du soleil. Le protocole est sympa mais on est beaucoup plus impressionné par l’organisation pour évacuer la foule une fois la cérémonie terminée. C’est toute une série de militaire, agents de sécurité qui s’alignent. Ils ont des mégaphones mais bien souvent leur voix portante suffit pour diriger et remettre dans le droit chemin les gens qui dévierait de la route de sortie.



Journée « Temples »


Nous avons organisé nos visites à Pékin en fonction de la météo et du week-end. Pour les jours de weekend on s’est dit qu’il valait mieux éviter la Cité Interdite et la Grande Muraille. La météo nous disait d’aller à la Muraille le mardi et à la Cité Interdite le lundi. Alors samedi fût la « journée temples» avec au menu le Temple des Lamas, le Temple de Confucius et le Temple du Ciel.


Temple des Lamas


Il se trouve à quelques arrêts de métro de notre hôtel. C’est le plus haut lieu du bouddhisme tibétain à Pékin. Oui, oui vous avez bien entendu ! On a pas essayé de crier « Free Tibet » mais on trouve même dans le temple un portrait hommage au 12 Dalaï-Lama. On passera sur la propagande gouvernementale parlant d’amitié sino-tibétaine, le rôle du temple dans le maintien de l’unité du pays, etc.


Il y a beaucoup de monde mais la visite de ce genre de lieu est finalement assez facile malgré la foule. On nous donne de l’encens que les enfants s’amusent à faire brûler en imitant les chinois en prière. Les temples bouddhistes chinois sont différents des temples des autres pays bouddhistes visités jusqu’à aujourd’hui. C’est plus « belliqueux ». On trouve beaucoup de statues d’anciens maîtres de guerre chinois avec des visages plutôt menaçant. Le souci du détail des statues est superbes.



Temple de Confucius


Le temple de Confucius se trouve à 5 minutes à pied du temple des Lamas. On le visite donc dans la foulée. Ici, on est presque seul ! Le temple retrace la vie, les enseignements et la pensée de Confucius, philosophe chinois ayant vécu entre le 5èmeet le 6èmesiècle avant Jésus-Christ. Ici aussi on passera sur la propagande parlant de l’influence du confucianisme sur l’occident.


Nous y avons passé 1h30 mais le temple mériterait qu’on s’y attarde plus de temps. Il est vraiment très intéressant mais les enfants s’en contrefoutent et cours dans tous les sens. Quand on demandera à Chiara si elle veut qu’on lui explique qui était Confucius, la réponse est « non ». C’est bien la première fois ! On les comprend car nous-mêmes, après 3 mois de visite de temples non-stop, notre capacité de réflexion et concentration est ultra réduite !


Et c’est bien dommage car ici en Chine, les visites sont très culturelles et tournent souvent autour de l’histoire, la philosophie et la religion. Ça nous fera même dire que c’est peut-être par la Chine qu’il aurait fallu commencer notre visite de l’Asie !


Allez pour le plaisir quelques-unes des citations les plus connues de Confucius :