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MINGALARBAR


A prononcer « Min'galabaaa » qui veut dire « Bonjour » en birman. Alors comme d’habitude on va pas vous faire un historique du pays mais sachez que le pays s’appelle Myanmar depuis 1989 mais que les anciens colons anglais et les USA ne reconnaissent pas le nouveau nom et continuent d’appeler le pays « Burma », Birmanie. Pour faire simple, nous, on dira Myanmar et on appellera les gens du pays les birmans !


C’est à 19.00 que nous arrivons à l’aéroport de Yangoon. Là on est accueilli par Fabien et Cristina, des amis qui passeront 12 jours avec nous ici. Fabien a mis son plus beau costume traditionnel birman pour l’occasion. L’émotion des retrouvailles était palpable.


Nous rejoignons notre hôtel et le suédois s’endormira dans le taxi. C’est donc à l’hôtel que nous mangerons, sans maman et Mattias qui est parti pour dormir jusqu’au lendemain.


Le départ de Yangoon est prévu tôt dès le lendemain matin pour Heho et la région du Lac Inle. Nous prévoyons de visiter Yangoon en toute fin de notre séjour au Myanmar. Ces 12 jours, nous les avons organisé avec une agence locale, Myanmar Diaries , qui a réservé les guides locaux en anglais ainsi que les transferts d'une ville à l'autre en avion ou bus.


Le premier impact avec les Birmans et le pays est tout de suite très chaleureux. Des gens très accueillants et d’une gentillesse naturelle. Nos enfants y sont très certainement pour quelque chose. Ils commencent déjà à titiller la curiosité des locaux. Fabien, lui, en costume traditionnel passe pour le parfait guide local.


Le lendemain, c’est à 5.15 que nous avions le transfert pour l’aéroport. Le vol pour le Lac Inle est à 7.30. Le chauffeur ne viendra jamais et c’est en taxi de fortune que nous nous rendons à l’aéroport. Heureusement, il n’y a pas trop de trafic à cette heure-ci et nous sommes à l’heure pour notre vol avec Mann Yadanarpon Airlines…ça vous dit quelque chose ? Nous non plus ! Bon les avions sont des ATR comme ceux d’un vol entre Genève et Lugano mais on est pas en Suisse ! Le vol est une sorte de taxi, comme en Polynésie, qui fait plusieurs destinations à la fois. Nous faisons donc un premier stop à Bagan puis nous arrivons à l’aéroport de Heho 30 minutes plus tard. Ces deux vols seront parmi les plus tranquilles de notre voyage jusqu’ici.


Nous sommes accueillis par notre guide à l’aéroport de Heho. C'est une femme d’une quarantaine d’années qui nous accompagnera durant nos trois jours dans la région.


Green Hill Valley Elephant Camp


Notre première destination est le Green Hill Valley Elephant Camp qui se trouve à 2 heures de route de l’aéroport. Sur le chemin, nous sommes émerveillés par les paysages qui sont magnifiques et encore très authentiques. Cette fois le dépaysement est total. Beaucoup de birmans sont sur le bord des routes. Hommes et femmes travaillent d’arrache-pied pour agrandir ces routes de montagnes. On vous laisse imaginer dans quelles conditions. A notre grand étonnement, les enfants ont plutôt l’air d’apprécier ces nouveaux décors. Tant mieux ! Pas que ça nous rassure mais ça nous fait encore plus apprécier la magie des lieux.


Nous arrivons au Green Hill Elephant Camp sur les coups de midi, nous allons donc directement manger. Les plats servis se rapprochent de la cuisine indienne avec du poulet et des chapatis. Très très bon de l’avis de tous sauf des enfants qui ne mangeront que du riz ! Là on est moins étonné.


C’est quoi le Green Hill Valley Elephant Camp ? C’est un camp où les éléphants sont en semi-liberté. Ils viennent le matin au camp pour être nourris et lavés, puis ils sont relâchés dans la nature vers 15.30. Les guides du camp, nous expliquent que les éléphants ici ont été utilisés dans des travaux de portage très lourd dans différentes constructions. Ils arrivent au camp très fatigués, parfois blessés et très souvent martyrisés. L’objectif du camp est de les remettre sur pied et leur offrir une retraite décente. Les problèmes de santé sont assez facilement et rapidement résolus, en revanche la relation et la confiance réciproque entre l’homme et l’animal demandent plus de temps. C’est aussi pour ça que nous sommes là, réinstaurer la confiance entre l’homme et l’éléphant.


On sent chez les enfants un mélange d’émotions entre excitation et peur de voir et toucher ces animaux. Lorsque nous les apercevons pour la première fois, ils sont là imposants avec leur mouvements au ralenti. C’est impressionnant et le mix de sentiments est à son maximum chez les enfants…et les adultes aussi !


Nous sommes ici pour les nourrir et les enfants hésitent au départ. Ils ont plutôt peur de donner courges et tronc de bananier à cette immense trompe qui s’approche d’eux. Mais après les premières fois, ils ne s’arrêteront plus de faire des aller-retour entre les éléphants et les paniers de nourriture. Ils les auront gavé ! On croit même avoir entendu un éléphant dire à Mattias : « Eh calme-toi Dave, j’ai qu’une seule trompe ! ».


Plus sérieusement, ces animaux forcent le respect et l’admiration. Ils donnent une impression de sagesse, d’expérience, de gentillesse.


La suite sera encore plus émouvante. Nous nous parons de tongis, pantalons traditionnels birmans et nous partons le long d’une rivière où un éléphant nous attend pour qu’on lui donne son bain. Les enfants ont droit de monter sur leur dos pour les laver. C’est magique. Nous aurons passé un moment inoubliable qui restera longtemps gravé dans la mémoire de petits et grands. La découverte du Myanmar commence en beauté.



Kalaw

Le soir nous iront manger dans le petit village de Kalaw qui est surtout connu pour le départ de certains treks que nous n’effectuerons pas pour la plus grande joie des enfants.


Le village de Kalaw est typique de l’Asie. Un fourmillement de personnes, des magasins achalandés de toutes sortes de choses, des vendeurs ambulants de nourriture qu’il est parfois difficile d’identifier. C’est authentique, c’est vrai et ça nous plait beaucoup.


Nous décidons de manger dans un « boui-boui » comme on les appelle chez nous. La nourriture se révèlera excellente. Les garçons joueront une bonne partie de la soirée sur le trottoir au foot avec le fils de la propriétaire. Tellement magnifique de les voir jouer avec une telle complicité sans aucun besoin de parler la même langue. Bon Julian a quand même mis trois ou quatre petits ponts au birman mais c’est anecdotique…

Cette première journée au Myanmar nous a tout de suite mis dans le bain d’un pays au décor magnifique et d’une population incroyablement chaleureuse, accueillante et gentille. Julian rentrera à l’hôtel en disant que la soirée était super et qu’il était très content d’avoir joué au foot avec le petit birman et Chiara adore ce paysage poussiéreux malgré qu’il ne soit pas très glamour. Nous sommes tous déjà conquis.



Lac Inle


Le lendemain nous nous rendons à Nyaung Shwe qui est la porte d’entrée du Lac Inle. Sur la route, on s’arrêtera chez un artisan qui fabrique des parapluies en papier. C’est un artisanat impressionnant mais nous sommes beaucoup plus admiratif de la petite fille birmane de 2 ans qui habite les lieux. Nous sommes totalement éblouis par la beauté des enfants birmans. Et ici aussi Julian et Mattias sont heureux de pouvoir jouer avec la petite fille.


Nous arrivons au Lac Inle et montons immédiatement à bord de pirogues motorisées et aménagées avec des chaises en bois. Maximum 4 personnes par bateau, nous devons donc nous séparer. Filles d’un côté, garçon de l’autre ! Le Lac Inle est connu pour ces habitations, temples et monastères sur pilotis. Pour ces jardins flottants et également pour la pêche traditionnelle birmane qui y est pratiquée. Nous avons 1 heure de bateau jusqu’au restaurant auquel nous ferons notre pause de midi. Suffisant pour notre suédois pour succomber au bercement de la pirogue et s’endormir profondément. Après le lunch, nous visiterons tout une série de temples et monastères très beaux. Avec un seul bémol tout de même : c’est quoi tous ces leds et néons multicolores clignotant placés derrière la tête de Buddha ?? On se croirait en soirée Disco !!



Nous visitons la pagode Phaung Daw Oo, le principal sanctuaire du lac qui abrite cinq statues sacrées de Bouddha, recouvertes de feuilles d'or. Ici les choses qui nous frappe sont :

  • la beauté générale du lieu,

  • le fait que les femmes ne sont pas autorisées à poser les feuilles d’or sur le bouddha

  • et que finalement nos enfants ont le même effet sur les birmans que leurs enfants ont sur nous


A la différence qu’ils ne se gênent pas pour les tirer du bras, les caresser, s’accrocher à eux pour faire une photo. Pour le moment, on trouve ça plutôt drôle et attendrissant surtout que c’est tout de même toujours fait avec le sourire et qu’ils remercient toujours après avoir pris une photo. Si ça continue pour tout notre périple asiatique, à la longue on se dit que ça peut devenir pesant.


Le soir nous décidons d’aller nous promener à un marché non loin de notre hôtel. Nous mangerons finalement sur un stand « barbecue ». On peut choisir les aliments exposés qui seront ensuite grillés sur le feu. Encore une fois la nourriture se révèlera excellente et les enfants ont eu droit à des saucisses grillées. Pour l’instant, aucun problèmes intestinaux ne sont à déclarer ! La précieuse dira qu’elle a adoré sa journée au Lac Inle. Là on doit avouer être plutôt impressionné !