BILAN A MI-PARCOURS


Bonne Année !


Avec le début de la nouvelle année, c’est exactement la moitié de notre aventure qui s’est terminée…déjà !


Faisons un peu le bilan à mi-parcours.


Rythme du voyage


Les trois premiers mois ont défilé à la vitesse de la lumière et on avait vraiment l’impression que ça ne ralentirait pas. Heureusement, cette sensation de rythme fou s’est réduite par la suite.


Pourquoi ? On pense que deux éléments contribuent à cette nouvelle sensation. Un élément factuel : notre organisation de voyage et un élément émotionnel : l’impression d’être en vacances.


Organisation


Après Buenos Aires (mi-septembre), nous ne réservons nos logements que deux ou trois jours à l’avance. Cela évite que nous nous projetions trop dans le futur. On s’est rendu compte que le fait de savoir bien à l'avance où nous allions aller et loger, faisait que nous étions toujours projetés vers l’avenir. Ainsi, on ne profitait pas suffisamment de l’instant présent.


Finalement pour ce deuxième trimestre, nous avons, grosso modo, suivi le macro-itinéraire que nous avions dessiné avant notre départ. Cependant, nous ne décidions que deux ou trois jours avant notre arrivée sur les lieux : où nous allions loger, quelle route emprunter et les autres détails. Ceci a permis d’éviter que nous nous projetions sur la suite de l’aventure trop longtemps à l’avance.


Cela a bien évidemment un coût. Tout d’abord un coût d’opportunité puisque les logements que nous avions identifiés et qui présentaient des caractéristiques idéales de prix et de situation sont bien souvent complets. Il nous faut donc souvent repenser la logistique et l’organisation des déplacements et visites. Mais c’est justement ce que nous cherchons : découvrir avec des yeux différents de ceux qui ont préparé le voyage.


Puis, il peut arriver que cela ait un coût en monnaie bien réelle. En effet, si nous estimons qu’on ne peut pas être à 50km des lieux que nous souhaitons visiter, nous nous retrouvons bien souvent en last minute à devoir réserver des hébergements plus chers que ce que nous avions budgété. Tant bien que mal, généralement, sur un pays entier les plus et les moins s’équivalent et on est dans le budget.


Ce qui nous est difficile d’improviser, ce sont les billets d’avions. Il est difficilement envisageable de réserver des billets d’avions last minute, cela nous coûterait un bras. Il ne faut pas oublier que nous sommes 5 et que les 5 paient un billet d’avion au tarif complet. Les réductions enfants sont inexistantes ou ridicules lorsqu’il y en a.


A ce sujet, nous utilisons beaucoup l’application Hopper et nous lui faisons confiance. Cette appli estime l’évolution des prix des billets d’avion jusqu’à la date programmée de votre départ. Les « push » vous indiquent s’il faut encore attendre ou s’il faut réserver parce que les prix vont augmenter. Expérience faite plusieurs fois avec succès. Dernièrement, nous avons payé le Melbourne-Sydney du 26 décembre 125 AUD par personne lorsque l’appli nous a recommandé de le faire début décembre. On a vérifié le prix du billet le 23 décembre, il était à 300 AUD !!


Le seul problème c’est qu’une appli vous donne des ordres ! Mais bon, si on peut économiser on va s’exécuter !



Impression d’être en vacances


Vous savez cette sensation de devoir faire 20'000 visites en très peu de temps sinon on a l’impression qu’on a raté quelque chose ? Cette sensation que si on n’a pas tout vu, on a payé pour rien ? Cette sensation de devoir profiter à 1000% parce que dans deux semaines on recommence à travailler ? Voilà c’est ce que nous on appelle « l’impression d’être en vacances » ! Et les deux premiers mois, on les a vécus un peu comme ça. On devait tout faire, rien rater. Il ne pouvait pas y avoir un jour où on ne faisait rien. Et ça c’est clair que ça vous donne l’impression que le temps défile à une vitesse folle !


Cette sensation a disparu. On suit un itinéraire, on continue à avoir des envies de voir absolument certains paysages ou certains monuments. Mais terminé de s’obliger de faire la randonnée "X" à tout prix ou de visiter le musée "Y" parce que le guide du parfait voyageur dit qu’il ne faut pas le rater ! Et si un jour on a envie de rien faire et bien on ne fout rien !


Ces deux changements organisationnel et mental font que nous vivons beaucoup plus l’instant présent.



Logistique


En ce qui concerne la logistique de la vie courante, nous faisons les courses et mangeons dans nos logements. A midi quand nous sommes en vadrouille c’est pic-nic et le soir un repas que nous cuisinons. En ce qui concerne le linge sale, s’il y a une machine dans les appartements loués, elle sera bien évidemment utilisée avec grand plaisir. S’il n’y en a pas, c’est comme dans l’ancien temps et maman utilise ses belles mains soignées pour laver tout le linge de la famille !



Entente de la famille


Ici rien de nouveau sous le soleil. Ça se passait très bien, ça se passe encore mieux ! Papa peut même d’ores et déjà dire que la chose qui lui manquera le plus au retour ça sera le fait de ne plus être 24h sur 24 avec les enfants ! C’était clairement pour lui « L’INCONNUE » de l’aventure. Voir les enfants grandir au jour le jour, les voir évoluer dans leur comportement, dans leur langage, dans leur humour c’est absolument merveilleux et ça donne vraiment envie de ne pas en rater une miette !


Les enfants, eux, sont de plus en plus complices. Mattias grandit et c’est donc tout naturellement que les jeux à trois sont de plus en plus fréquents. Au début de l’aventure, Mattias jouait soit avec Chiara soit avec Julian. Qu’ils jouent les 3 ensembles était plutôt rare.


Le revers de la médaille c’est que ça fait du bruit ! Donc le « pétage de plombs » d’un adulte n’est jamais très loin… Ici aussi on se rend compte que bien souvent les enfants n’y peuvent rien et que le « pétage de plombs » est toujours liés à l’humeur du moment des parents. Pour la même bêtise, une fois les parents sont morts de rire et une autre fois les enfants finissent à Alcatraz ! L’avantage de vivre sans stress c’est qu’on est beaucoup plus souvent mort de rire aux bêtises des enfants. Après, il faut quand même les éduquer et on ne va pas non plus leur filer des bonbons pour chaque connerie !



Autonomie des enfants


Avant le départ, on est convaincu que les enfants vont gagner en autonomie, qu’ils vont s’ouvrir aux gens, parler douze langues après 6 mois. Voilà ça c’est l’utopie avant le départ et puis il y a la réalité !


La vitesse et l’euphorie des premiers mois de voyage, nous ont totalement aveuglé ! On ne s’est pas rendu compte que c’était exactement le contraire qui se produisait. Les enfants étaient de moins en moins autonomes. "Comment ? Pourquoi ? Mais vous voyagez, ils s’ouvrent au gens naturellement…" Non, les enfants sont très intelligents et s’ils peuvent s’appuyer sur ce qu’ils connaissent, ils le font ! Et ce qu’ils connaissent c’est leurs parents, alors ils s’appuient sur eux. La douche ? c’est papa/maman. Les toilettes ? C’est avec papa/maman. Manger ? c’est avec papa/maman. Demander les choses à des inconnus ? c’est papa/maman. Tout, pour absolument tout, ils se reposaient sur nous. Et nous comme des machines, on s’exécutait ! Parce que ça nous arrangeait, c’était plus vite fait ! Et comme on était dans le mode « faut aller vite sinon on n’arrivera pas à tout faire », et bien on faisait les choses à leur place.


Jusqu’à ce que nous nous rendions compte qu’on en faisait des assistés ! On exagère mais c’était frustrant de voir que le développement de leur autonomie ne se passait pas comme nous le rêvions. Et surtout que c’était essentiellement à cause de nous !


Alors en Polynésie, il y a eu un conseil de famille (le seul à ce jour !) où nous avons instauré un certain nombre de règles. On ne va pas les lister ici mais juste un exemple emblématique. Lorsque nous étions en hôtel, les enfants avaient l’habitude que nous leur préparions leur assiette du petit-déjeuner en allant chercher les aliments au buffet pour eux. Pour Julian et Chiara, on a dit stop. Ils sont assez grands pour y aller seuls et faire eux-mêmes leurs assiettes. Pour Mattias, on s’est dit que si on ne voulait pas ruiner le petit-déjeuner de tous les clients, on allait continuer à lui faire son assiette.


Ni une, ni deux, le lendemain, Julian et Chiara ont fait leur assiette du petit-déj comme s’ils avaient fait ça toute leur vie. Là, maman et papa se regardent et se disent l’un à l’autre : « t’es vraiment trop con(ne) ».


Depuis, on voit beaucoup d’amélioration chez les enfants. Mais soyons sincères et réalistes, les rêves d’enfants autonomes, totalement ouverts et indépendants, si vos enfants ne le sont pas au départ ça ne change pas au bout de six mois ! On a compris et on a accepté le fait que les grands bénéfices de cette aventure pour les enfants se feront sentir sur le long terme. L’important c’est qu’ils arrêtent de toujours se reposer sur les parents et qu’ils commencent à avoir le réflexe de d’abord essayer de se débrouiller tout seul avant de faire appel à supermaman ou superpapa !



Ecole


On vous a laissé le meilleur pour la fin ! C’est, ou plutôt c’était, la galère. C’était parce que maintenant on ne se prend plus la tête. Clairement l’école est vécue comme une corvée par les enfants et par les parents ! On n’a pas abandonné l’école, non ! Mais on fait l’école quand on a le temps. On ne s’impose plus des heures obligatoires par semaine. Et surtout : les parents ont totalement évacué cette sensation de culpabilité si on ne fait pas X heures d’école par semaine !


On est convaincu que Chiara ne sera pas une attardée mentale si elle ne connait pas ses tables de multiplication par cœur à 9 ans et que Julian ne dealera pas de la coke parce qu’il ne savait pas lire « cacahuète » à 6 ans.


A notre retour en juillet, on évaluera et on avisera !



Brièvement


Santé : RAS...et on touche du bois…même pas une petite tourista


Finances : globalement dans le budget. On est un peu trop suisse, ou trop expert-comptable…, ou surement les deux, dans la tenue du budget


Objets perdus durant le 2ème trimestre : jaquette maman, bracelet maman, piercing nasal maman oui maman est de plus en plus tête en l’air, sac de protection de l’appareil photo, jaquette Mattias, casquette Julian, câble Iphone, carte SD où se trouvaient tous les films pour occuper les enfants, grrrrr…., la première molaire de Chiara, deux avions- jouet de Mattias et Julian. Les doudous sont toujours avec nous, ouffff !!!!


Objets cassés ou abimés durant le 2ème trimestre : lunettes de soleil Chiara et Mattias, plusieurs vêtements tachés avec de la graisse à cause d'une machine à laver qui n’était pas très clean, tongs de Julian très usées, crocs de Mattias trop petites…mais c’est que ça grandit vite ces gosses, casquette de Chiara


Nos sacs tiennent le coup et sont parfaitement résistants (Bravo Osprey), celui de Julian est très usé et abimé mais devrait tenir encore pour un peu, on espère !


On profite de cet article pour vous adresser nos meilleurs voeux pour la nouvelle année remplie de beaux rêves à réaliser !!



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