BILAN TRIMESTRIEL


On avait envie de dresser un peu le bilan de ces 3 premiers mois d’aventure et parler d’autre chose que des paysages qui défilent devant nos yeux. L’organisation, l’entente de la famille, l’école, les enfants, comment ça se passe ?


Ça va trop vite


La première constatation est que ça va trop vite. Wahou déjà 3 mois ! On a l’impression d’être parti hier matin ! C’est clair que notre rythme de voyage y est pour quelque chose. On n’a pas exactement calculé mais en moyenne sur 3 mois, on a dû changer d’endroit tous les 2 ou 3 jours. Et on peut dire que chaque jour il y a eu une visite, une excursion, une découverte. Seul les deux jours de pluie intense à Buenos Aires, nous ont cloué à la maison, et si on ne compte pas les 5 jours de vacances à Maui.


La question du rythme de notre voyage se pose et se posera toujours. Car il y a un peu de frustration quoiqu’on fasse. On s’explique. Le seul endroit où nous regrettons n’être pas resté plus longtemps ou de ne pas avoir vu plus c’est…Hawaii. Forcément, c’était nos vacances et volontairement nous nous sommes posés sans beaucoup visiter. Mais en même temps avec le recul (également quand on y était) on se dit qu’on aurait pu et dû voir plus de ce splendide archipel. Et de l’autre côté, quand les activités et les visites défilent, on a l’impression de ne pas assez profiter de l’extase du moment. C’est difficile de trouver un juste équilibre entre ces émotions très contradictoires.



Organisation


En matière d’organisation du voyage, après les USA nous n’avions plus rien de réservé sauf l’Airbnb à Buenos Aires et la Polynésie Française pour laquelle nous sommes passés par une agence locale car l’organisation des vols internes et transferts étaient un peu compliquée durant le voyage. Nous avons donc planifié et réservé nos différentes étapes argentines pour une bonne partie lorsque nous étions à Buenos Aires. Puis le reste, au fur et à mesure que nous avancions. Nous avons finalement gardé, dans les grandes lignes, les étapes et les périodes que nous avions défini lors de la préparation de notre tour du monde. Très certainement qu'en Nouvelle-Zélande, nous essaierons le jour après jour. C'est-à-dire de n'avoir qu'une ou deux nuits de réservés à l'avance. On veut voir ce que ça donne.


Emotions

En termes d’émotions, c’est papa qui a été le plus « dérangé ». Sur les deux premiers mois de voyage, il avait l’impression d’être en vacances et ça le gênait passablement. Le fait d’être dans une période de vacances dans des lieux de villégiature avec autour de lui 90% de touristes n’arrivait pas à le faire entrer dans le mode « voyageur ». On vous rassure ça a tout de suite changé en Argentine !


Les enfants vivent très bien l’aventure émotionnellement. Pour l’instant, ils adorent bouger tout le temps et il n’y a pas beaucoup de coup de blues. Seul Julian, de temps en temps, nous dit que ses copains et les grands-parents lui manquent. Pas de miracle, la fameuse « saudade » brésilienne alors que Mattias est froid comme…un suédois (bien sûr !)

Entente de la famille


Ici aucun changement par rapport à la maison ! On passe par des moments de grande euphorie, des moments où on voudrait être seul et quelques crises de nerfs. Les enfants se sont beaucoup rapprochés. Dernièrement, le voyage ne nous a pas offert de rencontres avec d’autres enfants de leur âge. Ainsi, c’est tout naturellement qu’ils se tournent les uns vers les autres pour jouer, découvrir et discuter. C’est bien mais cela freine un peu le développement de leur ouverture sur les autres que nous souhaiterions pour eux. Les garçons grandissent et deviennent très complices. Le côté négatif c’est qu’ils sont tout le temps en train de sauter l’un sur l’autre, courir, crier…et bien sûr c’est les parents qui pètent les plombs ! Alors évidemment ce n’est pas de leur faute, c’est de leur âge et on doit prendre sur nous mais c’est pas toujours facile d’être zen….même en voyage !



Enfants

Les enfants vous surprennent toujours et c’est extraordinaire. On ne compte plus leurs phrases à mourir de rire, les éléments totalement anecdotiques qu’ils retiennent, leur émerveillement ou leur total « rien à foutre » …très souvent en décalage avec les parents ! Mais finalement, c’est une des raisons qui vous poussent à faire un tour du monde avec vos enfants : découvrir le monde pas seulement avec les yeux d’adultes mais également avec les yeux d’enfants. Cela permet de nous rappeler ce qui nous émerveillait quand nous étions enfants. Ils vous font voir, constater des choses qui seraient passées inaperçues pour vos yeux d'adultes. Vous confrontez votre vision des choses de grande personne qui sait tout, avec la leur innocente...et si leur vison des choses étaient la bonne ? Que ça fait du bien d'avoir des doutes sur nos certitudes !


Même si c'est difficile de rester calme lorsqu’un petit suédois est plus intéressé par les biscuits qui sont dans le sac de maman que par l’une des 7 merveilles du monde devant lui !!


Ecole

On fait ce qu’on peut ! C’est clairement beaucoup plus difficile pour maman que pour papa. L’élève brésilien est plus rebelle c’est bien connu ! Cependant, même Chiara qui adore l’école rechigne souvent à s’y mettre. Pour l’instant, chaque fois qu’il est possible de faire l’école nous la faisons. C’est-à-dire jamais…si les maîtresses nous lisent…Non, plus sérieusement, on doit être en moyenne à 4 heures d’école par semaine. L’école se fait plutôt en matinée. Ça n’est bien sûr que des heures de math et français. Mais on l’avoue sincèrement : ce n’est pas facile ! Puis au jour le jour, on fait bien évidemment de l’histoire, de la géographie, les langues, la géologie, etc…et on se rend compte que les enfants enregistrent beaucoup de choses. Il est également vrai que la concentration est difficile à trouver en fonction des endroits où se trouve la salle de classe. Et enfin, il y a le facteur scandinave qui doit être pris en compte ! Mattias grandit lui aussi et ne comprend pas pourquoi les grands font l’école et lui non ! Du coup, il fait beaucoup de bruit pour qu’on s’occupe de lui aussi !


Logistique

Le plus souvent, nous dormons dans des appartements. Nous faisons donc les courses et cuisinons le soir. Le midi, nous sommes la plupart du temps en vadrouille et mangeons sur le pouce. Pour le linge sale, on se débrouille. Lorsqu’il y a des machines à laver dans les appartements, hostel ou campings, on en profite. Sinon, on lave à la main et on sèche dans la chambre ou sur les balcons. Depuis que nous sommes en Argentine, nous faisons recours aux laveries en moyenne une fois par semaine. Dans la journée, c’est lavé, séché et c’est pas cher !


Brièvement

Santé : RAS...sauf les kilos en plus (merci les burgers !)

Finances : globalement dans le budget (un poil au-dessus)

Objets perdus : jaquette Massimo, sweat Julian, lunettes de soleil Mattias, fil pour étendre le linge, linge micro-fibre maman, une carte de crédit (moindre mal c’est celle en CHF et on en a une deuxième, en plus de celles en EUR et USD), casquette Mattias...et 2 dents de Julian !

Objets cassés : le sac de Chiara, une batterie du drone, l’écran de l’action cam, les chaussures de maman


Un sac déjà changé et les autres commencent à ressentir de tous nos déplacements. Ceux des parents semblent tout de même solides et devraient tenir jusqu’au bout, celui de Julian on a des doutes…





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